1 A Am B Blo Bod C Co D Des E F G Go H Hi I J K L M Me Moo N O P Pl Q R Ret S Se Sk Sp T Th Tr U V W X Y Z
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THEY - Robert Harmon et Rick Bota avec Laura Regan, Marc Blucas, Dagmara Dominczyk, 2002, États Unis Et si vos frayeurs nocturnes n'étaient autres que des bibittes dont on n'explique pas l'origine mais qui vivent dans les ténèbres et qui n'ont pour seul but dans l'existence que de vous y enfermer avec eux pour, peut-être, vous manger? Ce serait épeurant ça non? non? Un jeune homme instable qui, enfant, était visité la nuit par des bibittes mal faites par ordinateur se suicide un jour, n'en pouvant plus, devant sa meilleure amie, une étudiante de cycles supérieurs en psychologie qui s'avère elle aussi à avoir eu de mauvais contacts avec les bibittes numériques dans son jeune temps. Évidemment* (?), après ce choc pour le moins ennuyeux, les bibittes recommencent à la hanter dès que la lumière s'éteint - chose pratique parce que les bibittes "influencent" l'électricité et ont la possibilité d'éteindre les lumières comme bon leur semble et donc de multiplier les scènes d'horreur insoutenable sans tenir compte de la cohérence du récit en les justifiant par un nouveau (ah non pas encore) grésillement des ampoules, flashlight, lumières du métro, etc., etc. On ne s'en lasse vraiment pas. Toujours est-il que deux autres personnages sortis de nulle part supposément parce que le suicidé du départ s'arrangeait pour n'avoir comme amis que des traumatisés de l'enfance sont eux aussi sujets à ces attaques terrifiantes et bon, on s'en doutera, meurent afin de remplir quelques minutes de cet interminable cauchemar. Heureusement, le film ne présente aucun punch et je pourrai donc m'abstenir de vous les dévoiler. Reste une finale intéressante (surtout compte tenu du reste), une esthétisation presque impressionnante (compte tenu de la filmo du réalisateur et de sa collaboration à la carrière de Van Damme) qui par contre annule tout effet sur le spectateur et des bibittes, tellement mal foutues qu'elles en font peur. Le DVD contient un "alternate ending" digne d'un film étudiant mal écrit (ce qui aurait tout de même constitué une continuation normale de l'ensemble) qui vous fera d'autant plus apprécier le véritable ending - et bon, là je sens que je mets beaucoup trop d'espoir : c'est nul quand même, c'est juste une nullité rafraîchissante dans un océan de nullité puante. * évidemment oui bien sûr puisque les bibittes implantent un "device" dans le corps de leurs jeunes victimes afin de les retrouver plus tard pour les manger... (???!) Commentaire du commis : je l'ai pas vu, ça sort juste mardi!!!!! Memorial BBQ Un enfant qui a peur du noir et de tout ce qui se cache dans le noir se fait littéralement kidnapper par une créature... 19 ans plus tard, Julia, étudiante en psychologie est à nouveau traumatisée et recommence à avoir des terreurs nocturnes. Qu'en est-il des ses marques sur la peau d'autres adultes qui souffrent de la peur du noir ? Existe-t-il vraiment des créatures qui ont peur de la lumière, mais qui vous attendent dans le noir ? Laura Regan, une actrice blonde au corps d'enfant, rappelle une jeune Mia Farrow à laquelle il manque une conviction dramatique. En fait, le film est une série de clichés certes bien présentés, avec des créatures de Patrick Tatopoulos intéressantes, pour le peu qu'on en voit. Une fin alternative démontre bien que les scénaristes pouvaient finir l'histoire n'importe comment tellement on ne sent pas d'intention première, de réel fil de logique. Il reste quelques images et concepts intéressants, mais jamais nouveaux et jamais frappants. On note de nombreux emprunts scénaristiques à la série X FILES. Rien de bien original, donc. Mario Giguère |
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THEY SAVED HITLER'S BRAIN aka Madman of Mandoras aka Amazing ms.H - David Bradley, 1968, États Unis Il y une confusion pour la sortie de ce film, donc le début du tournage se serait fait dans les années 50 et se serais terminé quelque part dans les années 60.Une fille part à la recherche de son père qui a été kidnappé par des méchants nazis sur une île isolée, qui reçoivent des ordres de nul autre qu'Adolf Hitler dont la tête est conservée dans un bocal. Cette vielle tête folle veut dominer le monde en répandant un gaz mortel sur le monde entier. Un film qu' Ed Wood aurait pu tourner, avec dialogues nuls, acteurs sans aucun talent, une scène de poursuite jour/nuit, il fait clair "bin non y fait nuit" t'es cinglé c'est le jour "ah t'as raison c'est la nuit" pour aboutir à une scène d'accident qui fut empruntée au film Thunder Road. Faut pas oublier la tête d'Hitler fondant dans le feu. Rana |
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The THING WITH TWO HEADS - Lee Frost, avec Ray Milland, Rosey Grier, Don Marshall et Roger Perry, 1972, États Unis, 93m Un vieux scientifique (Ray Milland) aigri, grincheux, râleur et raciste, expert en greffes en tout genre expérimente des greffes d'un nouveau genre au fond de sa cave. Celle-ci cache en effet un gorille à deux têtes, la tête greffée ayant pour but de remplacer la tête d'origine. Pourquoi donc s'adonner à d'aussi farfelues expériences, serait-on tenté de se demander. Et bien tout simplement parce que notre vieux grincheux est atteint d'un cancer et qu'il ne lui reste que très peu de temps à vivre. Mais, afin de conserver son splendide cerveau et d'ainsi continuer à en faire bénéficier l'humanité, il prévoie de transplanter sa tête sur le corps d'un donneur. Mais le temps presse, le docteur se meurt, et les donneurs ne courent pas les rues. C'est donc un volontaire, un noir qui, au moment de passer sur la chaise électrique, se porte volontaire pour cette expérience scientifique dont il ne sait qu'une seule chose: qu'il n'en sortira pas vivant... A son réveil, le vieux docteur xénophobe n'en croit pas ses yeux. Inutile de dire que le donneur non plus. Sympathique petite série B complètement loufoque qui vaut principalement pour les prestations de Ray Milland et de Roosevelt Grier, le donneur ancien joueur de football américain. Inutile de dire que le tournage n'a pas dû être une partie de plaisir, les deux acteurs devant se maintenir collé l'un à l'autre lors des gros plans, ou alors courant avec une fausse tête collée sur l'épaule pour les plans larges. Le film nous offre quelques scènes d'anthologie dont la fameuse scène de poursuite à moto, moto sur laquelle se trouve notre homme bicéphale ainsi qu'un docteur noir et poursuivi par une douzaine de voitures de police sur un terrain de motocross. Le film est sorti une année après le similaire INCREDIBLE TWO HEADED TRANSPLANT, cependant THE THING WITH TWO HEADS bénéficie de cette aspect social qui n'est certes qu'un prétexte mais qui le rend particulièrement attachant. Kerozene
Un
vieux schnock raciste est diagnostiqué mourrant; vu qu'il est
lui-même médecin, il décide donc
d'expérimenter pour sauver sa vie et transplante des
têtes par-ci, par-là. Bon, OK. Il possède
justement un gorille à deux têtes dans sa cave. Alors
qu'il en est à ses derniers jours, il finit par obtenir la
permission d'avoir comme sujet le corps d'un criminel qui fait face
à la chaise électrique (et qui se proclame innocent,
évidemment). Ce dernier préfère affronter la
Science plutôt que de frire sous hauts voltages. Le
problème, c'est qu'il est Noir! Notre bonhomme blanc se fait
transférer la caboche (sans qu'il sache les origines ethniques
de son nouveau corps) sur ce gros mec style joueur de football. Gros
conflit d'idéologie à venir, il va sans dire...
Donc...
vous avez tout ici pour plaire aux plus difficiles d'entre vous. Des
chansons sur la trame sonore carrément absurdes, des effets
spéciaux en caoutchouc de base qualité, une longue et
invraisemblable scène de poursuite, une mise en scène
qui fait penser aux pires épisodes de la série BATMAN
des années 60 et, bien entendu, la vue de ce monstre bien
incongru, un homme à deux têtes, ce qui le rend ici
bi-racial! Quand le gorille à deux têtes
s'échappe, il court pendant de longues minutes en pleine rue,
sans qu'il n'y ait aucun piéton nulle part, jusqu'à ce
qu'il pénètre dans un marché pour déguster
quelques bonnes bananes (chaque bouche mâche avec joie)! Cet
unique primate est la création d'un jeune Rick Baker (qui a
probablement le double masque sur la tête à l'écran). Rosey Grier est un ancien joueur des N.Y. Giants qui a joué dans quelques films. Le voir courir à bout de souffle dans la plaine est pissant d'hilarité, avec la fausse tête en plastique qui branle à côté de la sienne véritable. Il a probablement été choisi parce qu'il est corpulent et que les producteurs croyaient que cela paraîtrait moins quand on lui collerait un frêle acteur de 65 ans derrière le dos. Ray Milland a bénéficié d'une carrière bien remplie au cinéma, gagnant même un Oscar en tant que Meilleur Acteur pour le film THE LOST WEEKEND de 1945, chef-d'uvre sur l'alcoolisme avec une scène sortant d'un film d'horreur où notre héros, en pleine crise de délire intoxiqué, voit une chauve-souris sortir du mur! Qu'est-ce qu'un tel comédien pensait en signant le contrat pour ce film-ci, je vous le demande. $$$$ !La question qui se pose est la suivante: est-ce que tout cela se voulait une parodie sur les relations raciales aux États-Unis, déguisée de maladroite façon? Ou encore une satire sur les films de monstres? Qui sait? Le réalisateur Lee Frost a tâté de la série B pendant toute sa carrière, alors pourquoi se serait-il donné une mission plus subtile ici? Le film aurait facilement pu s'intituler THE THING WITH TWO HEADS AND FOUR KNEES, alors que pendant la désormais poursuite, on peut clairement voir les jambes de Milland derrière Grier sur la motocyclette! Une transplantation de genoux, tiens voilà une idée... Blundering Man |
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the 13TH FLOOR - Josef Rusnak, 1999, États Unis/Angleterre Que de déception... Vous allez sûrement vous demander pourquoi foutre j'ai été au ciné parc me taper ce discutable film... Eh ben la raison, c'est qu'il était en complément de programme (2ème film) et que, ma foi, c'est une place qui ne lui revient même pas. On nous en a servi, des histoires sur le monde "virtuel", sur les réalités parallèles, sur la frontière entre le réel et l'imaginaire... Mais jamais on n'en a servi de plus fade. Je passe sur l'histoire et ses illogismes flagrants, je passe sur le traitement "suspense avec histoire d'amour", je passe sur l'infographie de merde, je passe sur les dialogues garrochés et les répliques insensées (on dirait que le dialoguiste avait envie de se débarrasser, ou qu'il venait à peine de franchir le cap de la pré-maternelle), je passe sur les acteurs à pleurer qui ont bien voulu se prêter à cette mascarade. Bref je passe sur tout, parce que parler de cette torture d'une heure et demie me donne envie de gerber. Je ne peux cependant garder sous silence ce magnifique paradoxe... Pour vous situer un peu, l'histoire gravite autour d'un concepteur de "jeu virtuel" où l'on peut explorer une réalité parallèle (ici une quelconque ville américaine en 1937). Tous les personnages qui habitent le jeu ont été créés de toutes pièces par les concepteurs. Dans la même tirade, le héros, outragé par le fait que quelques personnages se tuent entre eux, proclame qu'il faut "fermer le jeu (lire ici faire un "shut down" complet et faire disparaître toutes les données; le détruire, tout simplement) afin que ces PAUVRES ÊTRES arrêtent de se massacrer". En ai-je assez dit ? The 13th Floor, un film bâti sur un prétexte mince comme un fil à pêche, un film qui suit une mode à pleurer, un film, pour tout dire, dont l'humanité aurait très bien pu se passer. Orloff |
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THIS
DARKNESS: THE VAMPIRE VIRUS - Dylan O'leary avec David Everritt,
Amanda Cool, Dylan O'Leary, 2003, États Unis, 106m Dylan O'Leary est à tous les postes, acteur principal, scénariste, réalisateur et producteur dans ce tournage vidéo ambitieux au résultat trop long et pas toujours bien photographié. Bravo pour l'approche scientifique, qui tente de vulgariser les recherches d'Adn pour le commun des mortels. Les vampires font de l'effet et on même droit à une scène d'attaque sous-marine, rappelant le Zombie de Fulci. Le film aurait bénÉficié d'un montage plus serré, d'un peu plus d'érotisme et d'un peu moins de Kung Fu. Mais au demeurant on applaudit l'effort pour renouveler le genre tant codifié. Mario Giguère |
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THUNDERCRACK! - Curt McDowell, 1975, États Unis - Version "cut" 120m THUNDERCRACK! est un film fou. Une histoire d'horreur d'apparence classique traitée de manière inhabituelle. Une maison isolée, habitée par une femme à l'esprit pour le moins déglingué (Marion Eaton) et des visiteurs nocturnes perdus au milieu de la campagne forcés de s'y réfugier. Point de départ connu pour des protagonistes mus par des motivations diverses dont le dénominateur commun est le sexe sous toutes ses déclinaisons possibles. Prisonniers, ils interagissent gaillardement dans un décor limité à trois ou quatre pièces. Avec son budget proche du zéro, son style très arthouse underground et ses acteurs qui en font des tonnes pour notre plus grand plaisir, Curt McDowell livre une comédie d'épouvante ponctuée de scènes pornographiques totalement absurdes et légères (dans le sens où elles sont toujours amenées de façon comique) mais pouvant être quelque peu dérangeantes pour les âmes prudes qui risquent de ne guère apprécier l'infiltration vaginale d'un concombre pelé ou une scène de sexe homosexuelle masculine. Un brin bavard, le film gagne encore lors de l'apparition de Bing (George Kuchar, également coscénariste), échappé d'un cirque dont les animaux se sont évadés et poursuivi par une femelle gorille amoureuse de lui. Délirant de A à Z, drôle et perturbant, cette farce burlesque en noir et blanc s'étale dans sa version uncut sur une durée d'environ 150 minutes. Sur 120 minutes, nous avons droit à quelques fellations, deux sodomies (dont une avec un godemiché), quelques copulations plus standards et plusieurs masturbations. Que contient donc la demi-" manquante ? Aucune idée, mais il sera bientôt possible de le savoir avec la sortie prochaine d'un DVD annoncé sur le site officiel du film : thundercrackthefilm.com Kerozene |
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TONNERRE
DE FEU aka BLUE THUNDER- John Badham avec Roy Scheider, Malcolm
McDowell et Candy Clark, 1983, États Unis, 109m J'en dirai peu car ce film est franchement ennuyant. Deux points positifs, les scènes d'actions en hélicoptères qui sont magistralement filmées et la performance de Roy Scheider dans le rôle principal qui se débrouille très bien. Le reste... Isssshhh... Même Malcom McDowell est affreux dans le rôle du méchant. Le réalisateur manquait visiblement d'enthousiasme pour toutes les scènes sur le sol et puisque 80% du film s'y passe, on a hâte que ça se termine. Rien de bien intéressant ici. Ah et puis, expliquez moi donc ce titre ridicule TONNERRE DE FEU. Abba |
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THX-1138 - George Lucas avec Robert Duvall, Donald Pleasence et Maggie McOmie, 1970, États Unis Avant de devenir célèbre grâce à sa saga STAR WARS, George Lucas avait débuté sa carrière de cinéaste avec un film à budget modeste dans lequel un homme tente de s'échapper d'un système robotique répressif. THX-1138 est une vision aliénante d'une société de l'avenir où l'homme n'a plus de liberté. Il n'est qu'un travailleur qui perd son humanité. Évidemment, cette oeuvre peut rappeler le roman 1984 de George Orwell, mais aussi le film 2001 de Kubrick par son ambiance cérébrale et son utilisation d'une photographie dominée par la couleur blanche. Le traitement d'ensemble devient expérimental au point que certains spectateurs risquent de s'ennuyer. Le Director's Cut sorti en DVD au mois de septembre 2004 permet à des scènes d'être visuellement plus "technologique" (Lucas toujours toqué bien entendu sur le numérique...) , ce qui détone parfois avec la conception visuelle épurée imaginée au départ. Mais le propos n'est pas dénaturé pour autant, et la forme, qui est en parfaite symbiose avec le contenu pour exprimer l'aliénation et la déshumanisation, s'avère toujours aussi fascinante. À voir pour sa vision presque abstraite du futur et pour s'éloigner de l'opulence visuelle des nouveaux STAR WARS même si en fin de compte des aspects de la mise en scène et du montage ne différent pas de THX-1138. Nazgul |
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The TIME TRAVELERS - Ib Melchior, 1964, États Unis En 1964, deux savants, leur assistante et lélectricien inventent une machine à voyager dans le temps et passent par la fenêtre de l'appareil dans un futur ou les derniers hommes non mutants essaient de s'envoler vers l'espace dans une belle fusée comme la NASA n'en a jamais construite. Apparition de Forest J. Ackerman, belles passes dandroïdes, de la musique du futur, quelques passages humanistes dans une ambiance futur rétro délicieuse à souhait. Une fin surprenante. Parfait avec un chip et une liqueur. Mario Giguère |
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THE
TIME MACHINE aka La MACHINE A EXPLORER LE TEMPS - Simon Wells,
2002, États Unis Sur le papier, cela donne une histoire tout de même joliment efficace. Le récit ne manque pas d'intérêts ni d'exotisme, le principe même de la machine offre des possibilités scénaristiques presque sans limite, le film nous fait même voyager en l'an 635'427'810 (!!!) - et c'est pas joli à voir, il y a de belles gonzesses, des créatures très vilaines, des décors splendides, des moyens généreux (80 millions de dollars), des effets spéciaux classieux, des acteurs confirmés (encore que Pearce semble un peu largué) et pourtant la sauce ne prend pas. Dès la première scène le film s'enlise dans la mouise pour ne jamais en sortir. Etonnamment, le réalisateur Simon Wells (arrière petit-fils d'H.G. Wells) s'avère incapable de tirer profit de son sujet et livre un produit d'une mièvrerie enfantine à se frapper la tête contre les murs. Cela n'a finalement rien d'étonnant quand on sait que monsieur est un transfuge de Disney et qu'il a donc très probablement subit lavages de cerveau après lavages de cerveau afin de se retrouver condamné à ne pondre que des produits fades à destination d'un public inerte. Mais le public inerte n'est peut-être plus aussi présent qu'autrefois puisque le film s'est pris une veste lors de sa sortie. Ben voila, fallait pas prendre les gens pour des idiots. Autant revoir la version 1960 signée George Pal. C'était naïf, mais sincère. Kerozene |
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TIME WALKER aka Being from Another Planet - Tom Kennedy, 1982, États Unis Un chercheur sonde le cul d'une pyramide et y trouve un ancien tombeau de 3500 ans dans lequel repose gentiment un beau sarcophage. Il retourne alors aux Etats-Unis dans son Université avec le sarcophage sous le bras. Le directeur de l'Uni, tout excité, prépare une conférence de presse dès le lendemain, car le sarcophage est une découverte capitale ! Mais avant toute chose, il faut faire des radios de la chose. Alors hop, on prend quelques photos, mais le photographe s'est gouré et à foutu la dose maximale de rayons X - et donc, une jolie dose de radiations. En regardant les radios, il constate que des objets sont cachés dans un compartiment secret du sarcophage, il décide donc d'ouvrir ce dernier et y trouve ce qui semble être des diamants. Il reprend une radio de la chose pour faire comme si il n'y avait jamais rien eu, et se casse, offrant les cailloux à droite à gauche après qu'il se soit aperçu qu'ils ne valent rien. Mais la dose de radiations subit par la momie a eut pour effet de réveiller cette dernière qui se met à sécréter une substance hautement corrosive. La momie se ballade ensuite à la recherche de ses cailloux et tue la plupart de ceux qui les possèdent. On apprend alors sans trop de surprise qu'elle est en réalité une créature d'une autre planète et que les cailloux lui sont nécessaires pour rentrer chez elle... Que voila une série bien mollassonne... Le rythme est mou, et l'intrigue n'est pas bien folichonne. Le concept de base est assez séduisant, mais n'est pas bien exploité. Le tout ressemble à un téléfilm standard. Le film se termine sur un cliffhanger, sans doute que les producteurs avaient envisagé une suite, mais celle-ci ne s'est jamais faite sans doute à cause du peu de succès obtenu... Kerozene |
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TOBOR THE GREAT aka TOBOR LE GRAND - Lee Sholem avec Charles Drake, Karin Booth, Billy Chapin, 1954, États Unis, 77m L'homme se tourne vers l'exploration de l'espace, mais dans l'agence américaine chargée d'envoyer les premiers hommes dans l'espace il y a bisbille. Certains, comme le professeur Harrison, pensent que l'on devrait commencer par envoyer autre chose que des hommes dans les fusées, trop de dangers les guettent. Le jeune professeur Nordstrom est de son avis et le vieux Harrison lui montre sa solution: le robot TOBOR. Lors de sa présentation aux journalistes, un espion à l'accent russe s'est faufilé. On va kidnapper le professeur et son neveu, surnommé Gadge, comme dans "amateur de Gadget". Grâce à un lien télépathique, Tobor se réveille et part en mission vers les méchants ! Petit film rarement vu, Tobor vaut évidemment le détour pour son robot de grande taille qui impressionne. Au vu des relents de serial, on est quand même surprit lorsque que le jeune de onze ans est menacé au chalumeau ! Loin des robots menaçants, Tobor n'est violent que s'il est menacé, lui ou son maître. Il aura su impressionner bien des jeunes garçons qui rêvaient d'explorer l'espace avec un tel ami. La fille du professeur, fort jolie, a dans ce carcan classique un rôle complètement effacé. Vive les robots ! Mario Giguère |
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TOOLBOX MURDERS - Tobe Hooper, 2003, États Unis Des meurtres successifs et assez sanglants sont commis dans un mystérieux et antique hôtel d'Hollywood en rénovation. Il semblerait qu'une mystérieuse entité se camoufle dans le vieux bâtiment. Nell, une jeune femme qui vient d'emménager avec son conjoint, devra résoudre l'énigme démoniaque que camoufle sa nouvelle demeure. Je suis un véritable maniaque de ces petits films, où l'enjeu dramatique réside dans le massacre explicite d'un groupe de personnages. Peut-être est-ce moi qui a été dupe, mais j'ai bien aimé TOOLBOX. Tobe Hopper offre son meilleur film depuis longtemps. L'univers des " slashers " ne lui était pas inconnu, car outre son ultime chef d'uvre, il avait réalisé FUN HOUSE au début des années 1980. Si son dernier est un " slasher " tout ce qui a de plus classique, et que l'intrigue a quelques grosses ficelles, il n'en demeure pas moins très efficace. Si on aime les SLASHERS, on passe un excellent moment dans cet hôtel. ( ce qui a été mon cas, et celui d'une grande partie de la salle, au FANTASIA, qui a très bien réagi. Après le générique, les gens acclamaient le film jusque dans les toilettes, et exprimaient où ils avaient sursautés.) TOOLBOX MURDERS a plusieurs petits défauts, mais certainement pas celui de nous laisser de glace. Les décors présentent de longs couloirs délabrés où l'on peut percevoir une détonation de bruits étranges, comme le veut la convention, mais pourtant à notre grand plaisir. Les habitants de l'hôtel sont tous aussi drôles qu'inquiétants, et à chaque fois que le meurtrier frappe, on cesse de respirer... Si le climat de TEXAS CHAINSAW est imbattable, celui de ce film a tout de même beaucoup en commun avec lui. On a qu'à citer la découvertes des cadavres par l'héroïne. Ajoutez à cela des meurtres gentiment gores (ils sont souvent dans la pénombre ), plusieurs sursauts garantis, et une prestation honorable d'Angela Bettis. Le film possède aussi une panoplie de références à d'autres films, dont l'éternel crochet de boucher de TEXAS CHAINSAW MASSCRE, mais aussi des clins d'il à certaines légendes d'Hollywood. Bref, il s'agit d'un bon petit film assez terrifiant. Hitchcock 79 |
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TORTIONNAIRES aka God's Bloody Acre - Harry Kerwin, 1975, États unis Trois frères, dans le genre ermites éloignés de la société qui habitent les bois, se sentent obligés de quitter les lieux à cause de la construction d'un camping qui veut sétablir dans le coin. Les trois deviennent fous de rage et décident de mettre au point un plan pour empêcher sa venue. Sûrement l'un des moments le plus mémorables du film quand leur fameux plan c'est d'attaquer la machine de construction avec des cailloux. Ensuite, ils jurent que plus personne ne vont prendre leur territoire. Par la suite, un gars qui vient de lâcher son boulot et qui a envie d'aventure, une fille révoltée contre les hommes, un couple roule avec leur caravane et tout ce beau monde se ramasse au même endroit pour camper bien sur, et comme de faite il sont traqués et attaqués par nos trois zigotos. O a même droit a des répliques vraiment nulles du genre: -a regarde-moi ce paysage -tu mécoutes oui? -oui, je técoute -alors, qu'est ce que j'ai dit? -je ne sais pas? -alors, pourquoi tu ma dit que tu mécoutais? Du bon trash comme je l'aime, sans oublier la fin "Leslie je les ai tous tués...On gèle l'image, pis on envoie le générique. Rana |
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TORTURE SHIP - Victor Halperin, 1939, États Unis D'après une histoire de Jack London, Torture Ship débute avec un médecin qui offre la liberté aux pires criminels s'ils acceptent de partir en croisière avec lui. Sur le bateau, il poursuit des expériences sur les glandes visant à réformer les esprits méchants pour les transformer en bonnes personnes. Son neveu tombant amoureux d'une passagère qui se proclame innocente et la bande de tueurs projetant une mutinerie, les choses ne se déroulent pas comme le docteur l'avait prévu. Le médecin qui fait des expériences sur les glandes est une figure essentielle du cinéma fantastique des années 30-40. Plus souvent qu'autrement il veut transformer une panthère ou un gorille en homme, ou ici, tel un Doc Savage, le savant veut transformer en bon chrétien des vilains sortis tout droit d'une bande dessinée de DICK TRACY. Au final, on ne voit jamais une opération et le concept est plus fascinant que le film tourné, mais le rythme est rapide et on ne s'ennuie pas. Halperin a tourné le célèbre WHITE ZOMBIE quelques années plus tôt. Mario Giguère |
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TOUCH OF HER FLESH - Michael Findlay, 1967, États Unis Michael et Roberta Findlay n'ont pas une réputation très enviable dans le domaine de la série B américaine. Cependant, leur " Flesh Trilogy " réalisée à la fin des années 60 semble plaire aux amateurs. J'ai donc décidé de donner sa chance au premier volet... Dans ce film, Richard Jennings, un homme d'affaires, s'en va en congrès, mais se rend compte, à l'aéroport, qu'il a oublié sa valise. De retour chez lui, il découvre son épouse avec un autre homme. Ce sera le début pour lui d'une mission de vengeance contre elle et les autres " femmes de mauvaise vie ". Résumé ainsi, le scénario a sans doute l'air amusant et pas trop piqué des vers. Il y a même de quoi faire un film relativement original. Mais voilà l'ennui : ce n'est pas le cas. Malgré une durée réduite (75 minutes), TOUCH OF HER FLESH s'éternise en dépit du bon sens. Le nombre de meurtres (banals) est beaucoup trop réduit pour la durée du film et on a la curieuse impression de voir un film amateur muet doté d'une esthétique 60s. Le dialogue est minimal, et la quasi-totalité du film est mise en musique sans effets sonores (il n'y a à peu près jamais de silence). Parlons-en de la musique : Findlay a utilisé du classique, probablement parce que les morceaux en question étaient dans le domaine public et ne lui coûtaient rien. Le résultat est bizarre : des ébats maladroitement filmés et assez timides sonorisés par un orchestre grandiloquent. Cette inadéquation de l'image et du son peut amuser à prime abord, mais finit par ennuyer ensuite. Les scènes érotiques, alors ? Il est clair, au visionnement du film, que c'est sur cette base qu'il a pu jouer en salles... Mais soyons franc : si, pour 1967, c'était sûrement audacieux, de nos jours, ça n'impressionnera pas grand monde. Quelques femmes font des numéros de danse à go-go ou se maquillent nues dans leur loge, le tout filmé d'une manière fétichiste et morcelée par Findlay (il cadre souvent les corps sans montrer les visages). Il n'y a pas de quoi s'emballer. L'interprétation est très médiocre, et le suspense, inexistant, peut-être à cause de l'aspect profondément amateur du tout, de cette musique classique, de ce dialogue presque absent, doublé de manière à sonner trop " studio ". On notera d'ailleurs un interminable monologue en voix-off débité par Findlay qui décrit les femmes comme des créatures corrompues. À l'actif du film, à peine pourra-t-on mentionner quelques beaux plans en noir et blanc ici et là, qui surgissent parfois de façon presque incongrue au sein de ce film quelconque. Le DVD édité par Something Weird réunit les trois volets de la trilogie. Par conséquent, il n'y a aucune place pour un quelconque " bonus ". La restauration est valable, bien que le film ne soit pas présenté dans une copie impeccable (dans la première bobine, par exemple, une agaçante bande verticale plus ou moins transparente défile à la gauche de l'écran). Howard Vernon |
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The
TOWERING INFERNO aka La Tour Infernale -.John Guillermin/Irwin Allen
avec Paul Newman, Steve McQueen, William Holden, Faye Dunaway,
Richard Chamberlain, Susan Blakely, Fred Astaire, Jennifer Jones,
Robert Vaughn, O.J. Simpson, Robert Wagner, 1974, États Unis, 165m Cette super-production marqua l'apogée du cinéma catastrophe tout en ayant été le plus gros succès de son producteur et co-réalisateur Irwin Allen, véritable spécialiste du genre. Avec un budget colossal pour l'époque marquant la première collaboration de deux majors (Fox et Warner) qui se détestaient pourtant, un casting somptueux comprenant des stars de plusieurs générations et des effets spéciaux efficaces, ce film spectaculaire peut être considéré comme un modèle du genre. S'inspirant à la fois de deux romans et de la construction du célèbre World Trade Center (inauguré un an après la sortie du film et en plus le tournage se serait terminé un 11 septembre), le scénario mélange des situations mélodramatiques peu crédibles entre les personnages, avec d'autres plus réalistes impliquant les pompiers et leurs difficiles méthodes de sauvetage pour contrecarrer un incendie dans une tour à étages. Ce sont donc les scènes d'action et de suspense qui donnent de la vigueur à ce long-métrage, et non les séquences conflictuelles entre les protagonistes, où la critique de la folie des grandeurs des bâtisseurs faisant fi de la responsabilité collective pour des raisons économiques ne passe pas vraiment, tellement elle est manichéenne en plus de s'apparenter à la catastrophe du Titanic. À tout le moins, la mise en scène est assez souple pour éviter d'alourdir l'ensemble, réussissant même à rendre poignants quelques morceaux de bravoures, dont certains impliquant quelques acteurs ayant refusé d'être doublé. En bref, un film catastrophe qui n'a pas trop mal vieilli et qui contient assez de moments captivants pour divertir les spectateurs. N'ayant pas peur de prendre des risques, Steve McQueen n'a aucun mal a dominer la distribution dans le rôle du chef de pompiers, tant sur le plan physique que sur le plan dramatique. Mathieu Lemée |
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TRACKERS
aka SPACE RAGE aka A DOLLAR A DAY aka BREAKOUT ON PRISON PLANET -
Conrad E. Palmisano, 1985, États Unis Ce film est le premier de deux films réalisés par Conrad E. Palmisano (l'autre étant BUSTED UP, un film de boxe), réalisateur de seconde équipe et superviseur des cascades de nombreux blockbusters (X-MEN, RUSH HOUR...). On peut regretter que le monsieur n'ait pas persévéré dans la réalisation parce qu'il y a tout de même matière à rire dans ce mélange de post-nuke et de western italien. Et ça, surtout dans la dernière partie où un grand-père, chasseur de prime à la retraite, nous la joue Snake Plissken du 3ème âge et ressort son tromblon pour buter du bad guy de manière plutôt brutale. Cette bisserie se regarde avec légèreté et emprunte une direction inattendue en mettant son personnage principal hors course à mi-parcours. Le film se distingue également grâce à une bande son rock typée 80's à consonance punk. Dans le genre, on a vu nettement pire. Kerozene |
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TRACK OF THE MOON BEAST - Richard Ashe avec Chase Cordell, Francine Kessler, 1976, États Unis Une météorite frappe la lune. Plusieurs fragments continuent leurs chemins et un jeune homme recoit un fragment de pierre lunaire dans la tête ! Le professeur Salina sera le seul à reconnaître les signes d'une ancienne légende amérindienne lorsque des traces de lézard géant bipède sont trouvées près de campeurs morts. Le film de lézard garou est une espèce rare et pour cause, on s'ennuie plus qu'autrement devant une histoire endormante. Dialogues convenus platement délivrés par des acteurs amateurs, le tout avec une réalisation mièvre n'amenant aucune tension, même lors des meurtres, un comble ! Seul Gregorio Sala qui joue le professeur autochtone s'en tire bien, la blonde de service, Janet, étant pénible, malgré que sa collection de hot pants dévoilent des jambes agréables à l'oeil. Le monstre, jeune création de Joe Blasco, n'est pas vraiment mémorable et le film se méritera une présence dans la série MYSTERY SCIENCE THEATRE 3000, comble du nanar. Seul et unique film de son réalisateur. Merci ! Mario Giguère |
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TRAIL OF THE SCREAMING FOREHEAD - Larry Blamire, 2007, États Unis Des fronts de l'espace prennent possession des humains en se collant à leurs propres fronts. Au même moment, un scientifique accepte de servir de cobaye afin de prouver que le centre de nos pensées et réflexions n'est pas le cerveau, mais le front. Il développe alors une sévère atrophie frontale et porte alors sur ses épaules le salut de l'humanité.... Autant dire qu'un pitch pareil laisse augurer d'une comédie aux relents de cynisme malvenus, mais Blamire mène son projet en véritable fan passionné et livre un film honnête et surtout respectueux du genre. Son histoire, complètement farfelue en apparence, fonctionne sur une mécanique toute simple qui récupère aussi naturellement qu'intelligemment les grandes lignes du cinéma de SF d'alors. Le réalisateur de LOST SKELETON OF CADAVRA pratique un humour aux petits oignons, soigne ses dialogues, caresse l'amateur dans le sens du poil et se fait plaisir, et prend surtout soin de laisser la moquerie au placard. En bref, et pour peu qu'on soit amateur du genre, on se régale. Kerozene |
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TRANSFORMERS
- Michael Bay avec Shia LaBeouf, Megan Fox, Tyrese Gibson, Josh
Duhamel, Rachael Taylor, Anthony Anderson, Jon Voight, John Turturro,
Kevin Dunn, 2007, États Unis, 143m Attendu par les fans de la célèbre série animée des années 80 inspirée d'une série de jouets du même nom, "TRANSFORMERS" risque de ne pas faire l'unanimité. Le problème est en grande partie dû à la mise en scène maniérée et tonitruante de Michael Bay, qui s'obstine à réutiliser encore une fois ses artifices habituels: poursuites de bagnoles avec tôles froissées, effets de caméras surchargés qui étourdissent inutilement le public, placement publicitaire de toutes sortes de produits (entre autres la compagnie automobile GM pour les voitures) largement envahissant et agressif, patriotisme exacerbé et moments fleur bleue hollywoodiens. Tout cela rend le film plus fatiguant ou épuisant que vraiment divertissant, et l'humour fort omniprésent, bien que parfois très drôle (surtout celles impliquant John Turturro en agent secret paranoïaque), relève plus d'une conception juvénile qui vient en porte-à-faux par rapport au sérieux de l'enjeu de l'intrigue, et des nombreuses scènes de batailles guerrières. Mais le pire, c'est que tous ces défauts dans la mise en scène rendent le récit, aux prémisses déjà utilisées des milliers de fois, sans surprises dès le départ, ce qui fait que à nouveau le spectateur devine tout à l'avance sans efforts. Il ne reste finalement plus que les effets spéciaux, de très grande qualité et quelques passages d'actions efficaces et spectaculaires, surtout en finale, comme éléments positifs, au point où les robots surpassent les acteurs humains dans la qualité de l'interprétation. Un blockbuster qui, s'il n'ennuie pas et se veut moyennement distrayant, devrait plutôt décevoir les fans nostalgiques. Il ravira cependant un public adolescent naïf, prêt à se laisser berner, grâce à son rythme infernal de type vidéoclip simpliste, pareil à des montagnes russes échevelées. Mathieu Lemée |
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TRANSYLVANIA TWIST - Jim Wynorski, 1990, États Unis Une fille part retrouvé son père décédé en Transylvanie en compagnie d'un jeune gars qui cherche un bouquin. Sur place, ils se heurtent au descendant Van Helsingor et à l'oncle de la fille, un Robert Vaughan vampire des moins convaincants. Le film s'amuse à faire des blagues qui se situe entre Miel Brooks et les ZAZ, comme rentrer dans une pièce en noir et blanc, ou même une pièce en 3D (mais ça marche pas - j'ai essayé), on fait des clins d'oeil bien gras envers les stars de l'horreur 80's (Freddy, Leatherfece, Jason et Pinhead), Monique Gabrielle campe une vampire sexy, Angus Scrimm s'auto parodie avec un personnage proche du Tall Man de PHANTASM qui fait du base-ball avec ses boules (gag qui résume assez le niveau du film), Forrest Ackerman apparaît lors d'un enterrement muni d'un numéro de Famous Monster sous le bras, et comme c'est une production Corman et qu'on fait des hommages à tout va, on colle des stock-shot de THE TERROR, le film de Corman avec Karloff, celui-ci étant ainsi introduit dans le film pour un dialogue pour le moins inattendu. Le tout est bien mauvais et se regarde sans intérêt. Kerozene |
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TREES - Michael Pleckaitis avec Kevin McCauley, 2000, États Unis, 107m Le carton qui débute le film dit tout, ce film est un hommage pour le 25ème anniversaire de la sortie de Jaws de Steven Spielberg. Bon, on a remplacé la plage par un espace de camping et le grands requin blanc par un grand pin blanc, mais on reprend les scènes une à une. En principe on devine qu'on est supposé rire tout le long, j'ai personnellement été confondu pendant tout le film pour ce qui, au mieux, serait un bon gag d'une ligne. Parait que la suite est meilleure. Mais y a pas un troisième film en 3d, zut. Mario Giguère |
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TREKKIES - Roger Nygard, 1997, États Unis Depuis le temps que j'en entendais parler... Il est bon le documentaire sur les fans de l'émission Star Trek, pardon, toutes les séries Star Trek. Des plans conventionnels ou la caméra se promène sur les livres et bebelles de conventions à James Doohan qui pleure en nous racontant comment il a sauvé une jeune femme du suicide, on passe par tout. Du bureau de dentiste décoré en base spatiale avec le médecin et tout le personnel en costume de Star Trek. Le top, c'est bien la fille qui a participé au procès des Clinton pour scandale immobilier dans son costume de commandant, costume et titre de commandant qu'elle porte fièrement pour aller travailler à chaque jour... Drôle mais pathétique. La pro-militaire qui s'est rendu compte que les babioles de Star Trek et les couteaux de collection vendent plus que les armes... Les Klingons s'amusent et pour une fois, les acteurs semblent tous apprécier leur passage dans les congrès, à part Brent Spiner qui joue William Shatner à la Saturday Night Live. Produit et avec Denis Crosby, le ton est plaisant, mais pas complaisant. Évidemment, les amateurs de Doctor Who paraissent beaucoup mieux, mais c'est une autre histoire. Mario Giguère |
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TREMORS - Ron Underwood avec Kevin Bacon, Fred Ward, Finn Carter, Michael Gross et Reba McEntire, 1989, États Unis Un petit village perdu au milieu du désert de Nevada, appelé Perfection... Très peu d'habitants, tous des perdus du désert qui vivent dans la poussière et carburent à la bière. Les gens du cru découvrent de plus en plus de moutons ou autres troupeaux de bétail sauvagement dévorés par un prédateur. Mais maintenant la créature s'attaquent aux hommes, les attirent sous le sol et les dévore. On découvrira rapidement qu'il s'agit de vers géants, munis de 3 langues ressemblant à des serpents (av des bouches garnies de dents acérées). Les perdus tombent comme des mouches, les vers sont aveugles, assez intelligents et s'orientent au son et aux vibrations pour repérer leurs victimes. Le précurseur d'une quadrilogie et d'une série... Tremors n'est pas un film d'horreur pur, plutôt une comédie d'horreur. Petit film de série B, trémors divertit facilement. Le scénario est un peu simpliste (gros vers arrive, mange, gentils se défendent et trouvent le moyen de tuer gros vers) mais on s'y prend facilement au film. Les acteurs sont très sympathiques, Fred Ward et Kevin Bacon, en hommes à tout fer crasseux et sympathique. Et surtout Michael Gross et sa femme. Deux pseudos militaires qui collectionnent les armes à feu et passent leur temps à parler de guerre. Leur maison est une véritable armurerie. Les vers sont plutôt sympa niveau effets spéciaux. Pas fort recherché (en fait on voit une grosse bouche qui sort du sol... ce système est assez classique pour faire actionner une créature). Tremors se laisse facilement regarder, un peu de suspens quand les vers attaquent mais pas vraiment de surprises ou de frissons et de bons moments d'humour. C'est dommage de ne pas avoir un peu plus dirigé ce film vers l'horreur. Mais qu'est-ce que çà aurait donné un film de vers géant trop sérieux? Dragonvolfied |
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TREMORS 2: AFTERSHOCKS - S.S. Wilson avec Fred Ward et Michael Gross, 1996, États Unis Yipikai, le retour de Fred Ward dans le rôle maintenant du fermier solitaire élevant des autruches (son frère est parti vivre sa vie av sa copine du précédent épisode)... Mais le voilà contacté par un envoyé d'une compagnie pétrolière du mexique. Les Graboïds (hé oui c'est maintenant leur nom aux gros vers) sont de retour et bouffent les ouvriers. Le phénomène des Graboids a été fort commercialisé (bd, jeux vidéos, boissons... etc...) mais pauvre Ward s'est fait entourlouper par les gros bonnets et il n'a presque rien pour vivre. Et voila qu'on lui propose un joli paquet pour venir casser du Graboid au Mexique... Il finira par se laisser convaincre, et flanqué d'un jeune admirateur qui veut aussi se faire un peu de sous, il part pour le Mexique avec une cargaison de dynamite, de petites voitures téléguidées et d'ombrelles (les totos emportent de la dynamite et attirent les vers qui les mangent, puis boum! Les ombrelles c'est pour se protéger des retombées de tripes). Tout se passe à merveille... Mais y'a beaucoup de monstre, Ward fait donc appel à son vieil ami Michael Gross (séparé de sa femme à cause d'un désaccord à propos de l'URSS... le pauvre est malheureux car elle a obtenu la garde du AK-47) qui se ramène dans on gros camions remplis d'armes et d'explosifs pour donner un petit coup de main. Mais voilà que çà se complique... les vers se transforment, chacun d'eux créant 3 "Hurleurs" des sortes de grosses poules carnivores qui se reproduisent dès qu'elles bouffent. Cette fois elles attaquent sur le sol et se repèrent à la chaleur du corps... Second film de la quadrilogie reprenant deux des précédents acteurs principaux. Pour un peu changer on invente une évolution aux gros vers. Les Hurleurs sont tordants à voir, ils courent comme de grosses poules. Les effets spéciaux sont mieux faits, l'humour est toujours autant présents, un peu trop cette fois (le graboid chantant...). Mes les acteurs sont toujours aussi bon, Fred Ward toujours aussi bourru et cynique, Michael Gross toujours aussi fou de ses armes et toujours aussi obsédé par l'armée. On essaie dans ce film de sauvegarder l'effet de surprise, c'est pas trop mal réussi, on est pas déçu de l'évolution. Dragonvolfied |
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TREMORS 3: BACK TO PERFECTION - Brent Maddock avec Michael Gross, 2001, États Unis Nous voilà de retour à Perfection la ville qui fut attaquée par les Graboids, c'est devenu un lieu touristique paumé (très peu de touristes). Un jeune type s'amuse à faire des safaris dans une jeep dans le pays des Graboids (évidemment tout est faux, il n'en a jamais vu un seul). Michael Gross est de retour dans le rôle de Brut Gummer, le fou des flingues qui a transformé sa maison de Perfection en forteresse blindée avec alarmes et bunker, sans oublier un mur de béton souterrain pour empêcher les Graboids de passer. Mais voilà que justement les Graboids sont de retour et Burt repart en chasse pour les éliminer avant qu'ils ne deviennent des Hurleurs... Mais le gouvernement s'en mêle et lui interdit de les tuer... Ces braves agents seront bien entendu la cible des Hurleurs... Les gêneurs morts et ses amis peuvent partir en chasse... Mais une fois encore nos amis les monstres leur réservent une surprise... Une nouvelle évolution baptisée en version originale "Culs péteurs"... Une sorte de hurleur noir qui se propulse dans les airs grâce à des gaz explosifs sortant du... heuu je passe les commentaires techniques... Et de courtes ailes lui permettent de voler... Halala... voilà le troisième volet de la saga... Adieu l'effet de surprise, on tente bien de nous mettre une nouvelle évolution, encore plus hilarante que la précédente (non mais... un monstre qui vole en pesant... c énorme çà) mais çà ne marche pas, on n'accroche pas trop. Ce film est bien au-dessous des autres à tout points de vue, même dans la qualité des décors. On dirait presque un téléfilm... Heureusement on a la présence du célèbre Michael Gross dans son rôle fétiche, toujours aussi déjanté et dingue de ses armes et il est le seul acteur a avoir vraiment une certaine contenance... les autres sont franchement agaçants... Les vers en revanche... çà fait trop là, on a un mauvais goût de déjà vu dans la bouche. Le film n'est pas mauvais pour autant. Il se laisse lui aussi regarder, mais il n'est pas aussi bon que les deux autres. Dragonvolfied |
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TREMORS 4: LA LÉGENDE COMMENCE aka Tremors 4: The legend begins - S.S. Wilson avec Michael Gross, Billy Drago, 2004, États Unis Nous voilà un petit bout de temps dans le passé, au Far West dans la ville de Rejection (qui deviendra Perfection). Les ouvriers d'une mine sont bouffés les uns après les autres par une créature vorace. La mine ferme, la ville est abandonnée petit à petit. Le patron de la mine arrive pour prendre les choses en mains... Michael Gross dans le rôle de Hiram Gummer (l'arrière-grand-père de Burt)... Attention, cet homme élégant et poli ne supporte pas les armes à feu, ne sais pas monter à cheval et fais faire tout le travail par les autres... En menant l'enquête, on découvre rapidement que les monstres (3) sont des espèces de truites à écailles qui se déplacent sous terre, repèrent leur proie au son et jaillissent du sol pour faucher l'ennemi. Mais elles grandiront vite pour devenir les gros vers que nous connaissons. Hiram fait appel à un tueur à gage, pro du pistolet et très charismatique (Black Hand Kelly alias Billy Drago). Ce dernier va d'abord fait de jolis cartons mais sera vite dépassé par les événements... Et la ville sera bientôt menacée, les rares habitants devront se défendre seuls... Ouf, j'ai eu peur de tomber sur une nouvelle évolution du Graboid... Mais non, ici au contraire on les voit tels qu'ils sont sortis de l'oeuf, et encore pas longtemps. On retrouve un peu l'ambiance du premier Tremors. Mais cette fois pas de Michael Gross en fou de flingues, mais plutôt en homme d'affaires très distingué et peu enclin à se salir les mains. J'ai beaucoup aimé le personnage joué par Billy Drago, fort calme et charismatique, dommage qu'il ne soit pas plus présent. Dans ce nouveau chapitre, on a mieux soigné la mise en scène et la qualité de l'image et des décors comparés au Tremors 3. Les personnages sont moins agaçants aussi. Ce film renoue un peu avec le premier volet même si on n'y retrouve plus le fameux effet de surprise, c'était une bonne idée que de revenir aux sources. Sans être aussi bon que les 2 premiers, Tremors 4 n'est pas décevant si on le compare au 3, je m'attendais à pire en achetant le dvd... Reste à voir la série... Selon les rumeurs, un Tremors 5 serait en cours de tournage... Ma curiosité est piquée, mais j'envisage le pire... Verra-t-on encore une nouvelle évolution à nos Graboids? Dragonvolfied |
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THRESHOLD aka ULTIMATE LIMIT (titre DVD français) aka ADN ALIEN (titre TV français) aka LE SEUIL (titre Québecois) - Chuck Bowman, 2003, États Unis Alors qu'il effectue des réparations à l'extérieur de sa navette spatiale, un astronaute de la NASA en orbite autour de la Terre se fait heurter par un minuscule météorite qui pénètre dans son bras. Rapatrié sur Terre d'urgence, le bon Geronimo - un toubib de la NASA censé envisager tout événement bactériologique ou viral pouvant porter atteinte à la population - ne voit pas venir le danger malgré la présence d'ADN d'insectes extra-terrestres dans les débris du météorite. Du coup l'astronaute agit en incubateur, libère des dizaines de papillons de l'espace qui vont à leur tour piquer de pauvres victimes innocentes qui mutent ensuite en créature mi-homme mi-insecte et développent des mandibules velues ainsi que des trompes dégueulasses leur permettant du sucer les organes vitaux de leur congénères ! Ben en voila un scénario qu'il a l'air sympa ! Malheureusement le résultat est terriblement fade. Le Dr. Geronimo et ses acolytes mous du bulbe papotent plus qu'ils n'agissent et les mutants agissant comme les membres décérébrés d'une secte vouant un culte à un cocon lumineux ne tiennent pas leur promesse. Ce cocon qui est d'ailleurs censé représenter une menace terrifiante malgré son aspect de marshmallow vivant ne s'avère guère effrayant, tout comme son éradication à la bombe nucléaire envisagée par un membre des forces spéciales super secrètes. Tout ça manque beaucoup de conviction et le format téléfilm à destination de Sci-Fi Channel ne permet que bien peu de séquences mémorables. Deux ans plus tard, la chaîne en tirera une série télé qui s'intéresse à un groupe d'individus similaire à l'équipe du Dr. Geronimo. Kerozene |
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TOOTH
& NAIL - Mark Young avec Michael Madsen, Nicole Duport pour les
meilleurs... 2007, États-Unis, 94m Une poignée d'hommes et des femmes, réfugiés dans un hôpital de Philadelphie, tente cependant de reconstruire un semblant de civilisation. Mais cette petite organisation, va bientôt être mise à mal avec l'arrivée des 'Rovers', des hommes revenus à l'état sauvage, dont le seul but est de survivre en mangeant ce qu'ils peuvent trouver.. en l'occurrence des survivants... Il fallait peut être s'en douter I'M LEGEND aura reboosté le thème du film post-apocalyptique et de ses survivants hagards. Ici, avec visiblement peu de moyen, TOOTH & NAIL reprend avec un brin d'opportunité cette trame. Le huit-clos qui nous est offert, même si il n'est pas nouveau, aura le mérite de ne pas ennuyer un seul instant. Même si les acteurs ne semblent pas tous sur la même longueur d'onde (trop courte apparition du génial Michael Madsen en déjanté de la hachette), la réalisation sobre mais efficace, les scènes complaisantes de massacres à l'arme blanche, se situeront plutôt dans le haut du panier. Bref, à conseiller comme digestif après un bon steak saignant... Marc Evil |
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The TRIANGLE aka LE TRIANGLE MAUDIT - Lewis Teague, 2001, États Unis Trois potes se réunissent annuellement pour une virée habituellement animée de pêche bon enfant et arrosée de bibine bien fraîche. Pour leur dernière escapade, ils partent en plein cur du triangle des Bermudes ! Brrrrr, de quoi faire frissonner plus d'un amateur de truites marines. Pas très fair-play, Stu (Luke Perry) fait participer sa fiancée à cette sortie sans avoir prévenu ses potes au préalable. Ceux-ci sont un peu moyennement contents et pendant qu'ils vont bouder dans leur coin ils tombent sur une cérémonie vaudou à vous coller des frissons dans le dos. Pas franchement ravie par cette intrusion, la sorcière de service leur lance un sort histoire de bien leur faire comprendre qu'ils dérangent. Est-ce que ce sort à quelque chose à voir avec le fait que plus tard leur bateau tombe en panne au milieu de l'océan, qu'il se perde au beau milieu d'un brouillard jaunâtre et qu'il tombe proue à proue avec un paquebot disparu il y a soixante ans de cela ? Nous ne connaîtrons jamais la réponse mais dans ce cas, quel est l'intérêt de cette scène ? Et pourtant, tout semble indiquer que nos braves compagnons sont destinés à rencontrer le bateau fantôme, sort vaudou ou pas, puisque d'une part, une fois à bord Stu adopte la personnalité lunatique d'un acteur devenu fou qui tua les passagers de la croisière, et d'autre part sa fiancée et un de ses potes font des rêves récurrents communs depuis bien longtemps dans lesquels ils sont amants soixante ans en arrière sur ce même bateau. Inutile d'espérer quoi que ce soit de ce téléfilm mou et ultra-téléphoné (et coproduit par Chris O'Donnell (?!)), malgré la présence de Lewis Teague à la barre. Le réalisateur saura juste nous rappeler qu'il a été un bon réalisateur par le passé en insérant une affiche de CUJO dans un plan au début du film. Pour le reste, il se contente de mettre en image une histoire toute plate qui ne fera que difficilement frissonner les grands-mères acariâtres esseulées devant leur écran de télévision. Et comme si cela ne suffisait pas, le film souffre d'énormes incohérences, à commencer par cette cérémonie vaudou précédemment citée mais aussi à cause de la présence du spectre d'un enfant qui semblerait être le frère du troisième larron. On oublie vite fait et on se revoit CUJO pour se remonter le moral. Kerozene |
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The
TRIPPER - David Arquette avec David Arquette, Richmond Arquette,
Courteney Cox, Chian Crawford, Paz de la Huerta, Lukas Haas, Josh
Hammond, Balthazar Getty, 2006, États Unis, 1h33 On le voit, David Arquette manie les clins d'il avec dextérité. Les clichés du genre (les autorités qui refusent de regarder le danger en face, le sheriff cabochard mais tellement humain dans le fond, etc.) sont remis à leur place. Si la mise en scène manque encore un peu de certitude et de sens du cadre, le film séduit par son humour et son ton potache. TRIPPER se moque AVEC le genre, plus qu'il ne se moque DU genre. Une salutaire absence de cynisme : l'amateur de bis ne se sent donc pas pris pour le dindon de la farce (car c'en est bien une !). Stelvio |
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TROPIC
THUNDER aka TONNERRE SOUS LES TROPIQUES - Ben Stiller avec Ben
Stiller, Jack Black, Robert Downey jr., États Unis,
2008, 107m Sans doute que la distribution attire l'attention. Le casting, alléchant, alterne également entre le bon et le mauvais, demeure juste passable. Dans le rôle principal, Ben Stiller en fait des tonnes pour transformer un personnage peu sympathique. Même scénario du côté de Jack Black qui fait encore et toujours... du Jack Black avec son lot de farces et de grimaces. Cela va un peu mieux chez Robert Downey Jr. qui s'est pour l'occasion complètement transformé en afro-américain. Sa façon de toujours tout commenter finit par nous ennuyer... Rumblemars |
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T-SHIRT
MANIACS aka ALONE IN THE T-SHIRT ZONE - Mikel B. Anderson, 1986,
États Unis Mikel B. Anderson a fait de cette histoire un peu débile une un puissant psychotrope filmique qui écarquille des yeux et le oreilles de bout en bout. Avec sa bande son électro-indus-expérimental qui n'est pas sans évoquer parfois celle d'ERASERHEAD, ses gros plans exagérément disgracieux, sa scène d'animation (la conception de Michael où un sperme malade parvient à féconder l'ovule), sa scène de rêve sous acide complètement disjonctée, ses instants quasi-anthologiques (le boss de Michael qui se fait masturber par son assistante, la danse asynchrone sur une musique expérimentale, ...), ses acteurs laids comme des poux et son scénario scribouillé par des accros au LSD, il réalise un vraie petite perle plongée dans une ambiance de foncedés à la térébenthine. Pas surprenant finalement d'apprendre qu'il travail sur Les Simpsons depuis 1990. Kerozene |
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TRICK OR TREAT - Charles Martin Smith, 1986, États Unis, 1h38 Eddy, un fan de métal chevelu, martyrisé par ses collègues d'étude du lycée, passe ses frustrations dans sa musique, et canalise ses énergies négatives par une admiration sans bornes pour Sammi Curr, sorte de sous-Ozzy Osbourne croisé avec Blackie Lawless sur la coke. Alors qu'une demoiselle de son école lui démontre un certain intérêt, Eddy apprend avec effroi que son idole Sammi est mort brûlé vif dans sa chambre d'hôtel. Sous le choc, il saccage sa chambre d'ado malpropre et découvrira en foutant le bordel que le dernier vinyle de Curr, lorsque joué à l'envers, dissimule un message d'espoir satanique qu'Eddy prendra au mot. Exploitant la vague métal et l'inquiétude toute relative des parents de "chevelus" devant les hobbies douteux de leur progéniture, TRICK OR TREAT a au moins le mérite d'amuser. On sourit non seulement devant la coupe de cheveux de Marc Price (jeune routier de la télé aux USA, dont le seul fait d'armes digne de mention, outre celui dont on traite ici, est son apparition dans KILLER TOMATOES EAT FRANCE !), mais aussi devant la garde-robe plus que suspecte de la plupart des acteurs présents à l'écran. Comme analyse d'une admiration obsessive, on a déjà vu mieux, mais l'absence de longueurs et l'élément "spectacle" de TRICK OR TREAT compensent pour son manque d'originalité. Les coupes de cheveux et la galerie de sales gueules valent le déplacement ! Tony Fields, qui interprète le personnage de Sammi Curr, et dont la carrière semble s'être arrêtée en 1994, est juste assez grotesque pour éviter de justesse l'hilarité. Ses grimaces et ses pirouettes n'ont d'égal que la quantité de spraynet vaporisée dans sa chevelure... C'était là le tout premier film réalisé par Charles Martin Smith, précédemment cantonné au rôle d'acteur pour un tas de films fort oubliables. Sa carrière de réalisateur ne s'est malheureusement pas arrêtée là, et il a récemment tourné pour le compte de Disney le chef-d'oeuvre AIR BUD, le chien joueur de football. Il est à noter que la musique du film, un ramassis de hair métal mélodieux et plutôt fromageux, a été composée par le groupe Fastway, qui allait tomber dans l'oubli aussi rapidement qu'un crachat sous la pluie. TRICK OR TREAT comporte deux caméos de rock stars fort amusants. Gene Simmons apparaît en animateur-vedette d'une émission de radio hard rock, et Ozzy Osbourne fait une apparition hilarante que je vous laisse bien entendu le plaisir de découvrir par vous-même. Orloff |
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TRIP
WITH THE TEACHER - Earl Barton, 1975, États Unis Un déroulement très prévisible, donc, où viols et humiliations sont au rendez-vous, dans le sillon de LAST HOUSE ON THE LEFT. D'ailleurs le psychotique dément, Al (Zalman King) a des allures de David Hess. Zalman King est d'ailleurs le rare point d'intérêt du film. Le futur scénariste de 9 SEMAINES ET DEMI continuera sa fructueuse carrière d'acteur, en plus de devenir scénariste, producteur et réalisateur prolifique. Pour le reste, les réactions des personnages sont parfois curieuses et on s'attendrait à un peu plus d'ingénuité de leur part, surtout quand les vilains sont enivrées et dorment. Mais la subtilité n'est pas le fort de ce type de film d'exploitation. Quota de nudité en relation avec le thème. Le thème musical n'aurait pas déparé un bon film italien de l'époque. Mario Giguère |
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TROUBLE MAN aka L'Homme de tous les dangers - Ivan Dixon avec Robert Hooks, Paul Winfield, Ralph Waite, William Smithers, Paula Kelly, Julius Harris, Bill Henderson, Wayne Storm, Akili Jones, Vince Howard, 1972, États-Unis, 99m Dans les quartiers noirs de Los Angeles, un détective privé du nom de Mr.T, est parvenu à s'imposer grâce à sa débrouillardise. Quand il ne fait pas d'argent grâce à diverses combines ou en gagnant au billard, Mr.T est payé très cher par ses clients pour résoudre leurs problèmes, ce qu'il réussit sans trop de peine en usant de la manière forte. Dur, intransigeant, rusé, habile aux armes et à mains nues, Mr.T semble intouchable, jusqu'au jour où deux hommes l'engagent pour démasquer les bandits masqués braquant leurs salles de jeux. Ces deux hommes, Chalky et Pete, veulent en fait se débarrasser d'un gangster rival du nom de Big, et faire porter le chapeau à Mr.T pour son meurtre, car le détective n'avait jamais caché sa haine envers le caïd. Le piège réussit, mais bien que compromis dans l'assassinat de Big, Mr.T s'arrange pour se faire disculper et sortir de prison. Il ne tarde pas ensuite à se lancer à la poursuite de tous ceux qui ont voulu le pigeonner dans l'intention évidente de les abattre, tout en s'assurant un alibi inattaquable. Devant les succès de "SHAFT" et "SLAUGHTER" entre autres, un major, la Fox, a décidé à son tour de se lancer dans la production d'un film du type "Blaxploitation" ou "Soul Cinema", racontant les exploits d'un héros de race noire. Celui-ci est présenté comme étant quasi infaillible, et sa caractérisation rappelle les personnages et la fantaisie des bandes dessinées. Souple, élégant, sûr de lui, champion de billard, séduisant avec les femmes qu'il emballe avec facilité, excellent flingueur et boxeur, possédant une licence en droit et de détective privé, en plus d'un permis pour ouvrir un commerce; on comprend qu'avec un tel CV, Mr.T est rarement pris au dépourvu, et ses aventures se veulent hautes en couleurs, avec une bonne touche d'humour sardonique en prime. Si les scènes de violence se révèlent plutôt homéopathiques, en comparaison à "SLAUGHTER" ou à "COFFY", le récit se suit quand même assez bien, grâce à un dialogue parfois mordant et à l'attitude pleine d'assurance du héros, incarné avec beaucoup de présence par Robert Hooks. La mise en scène d'Ivan Dixon est fonctionnelle, mais elle demeure alerte et soutient l'intérêt. En fin de compte, on regarde "TROUBLE MAN" surtout pour voir évoluer le héros, et rien que pour ça, le jeu en vaut vraiment la chandelle. Une excellente trame sonore composée par le chanteur Marvin Gaye, se veut également un autre argument positif à mettre à l'actif de ce long-métrage. Maintenant, on comprend mieux avec ce film pourquoi l'acteur Laurence Tureaud a changé son nom, ce qui devait le rendre célèbre durant les années 80. Mathieu Lemée |
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TRUCKS - Chris Thomson, 1997, États Unis Rappelez-vous, c'était en 1986, Stephen King réalisait on premier film: MAXIMUM OVERDRIVE, une histoire débile de camions qui, sous l'influence d'une météorite, prennent d'assaut une station service dans laquelle les survivants se voient attaquer par des appareils ménagers. Débile, mais très marrant et surtout bien gore. Voila que 11 ans plus tard arrive ce funeste remake réalisé pour la télévision et dans lequel seuls les camions prennent vie, à cause de la proximité de la Zone 51 et d'une vague présence extraterrestre. Le scénario est quasiment identique, le gore en moins: les camions montent un siège contre une station essence remplie de personnages aussi différents qu'un gentil veuf et son fils, une gentille dame, un militaire et sa fille, un camionneur alcoolo et égoïste, un bourgeois et sa blonde râleuse, etc... inutile de vous dire qui survivra et qui ne survivra pas, c'est un téléfilm américain, je vous le rappelle. Seule scène valable donc, celle du facteur qui se fait violemment attaquer par un camion miniature télécommandé qui finira par lui éclater le crâne ! Kerozene |
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TURBULENCES 3 aka: TURBULENCE 3: HEAVY METAL - Jorge Montesi, 2001, États Unis/Angleterre/Canada En regardant ce film, je ne pensais pas que je finirai par le chroniquer ici. A priori, une deuxième séquelle au bis aérien avec Ray Liotta n'avait pas de quoi générer un grand intérêt et ne s'imposait pas vraiment. Mais pourtant, il arrive que l'on se surprenne à avoir un coup de coeur pour un film sans intérêt, sans grande qualité, et qui n'a d'autre prétention que de divertir. Si il est clair que TURBULENCES 3 ne révolutionne en rien le paysage cinématographique, il propose par contre un pitch tellement stupide et aberrant qu'il mérite le respect. Jugez un peu. Slade Craven, super-star morbide du rock'n roll à qui l'on attribue la responsabilité du massacre de Columbine, décide de faire son dernier concert dans un boeing 747 aménagé pour l'occasion, et co-piloté par un Rutger Hauer mélomane. Habillés de noir, truffés de clous, de crucifix inversés et arborant des maquillages blafards, les membres du groupe se posent en copie carbone de Marilyn Manson, le style en moins. Quarante heureux vainqueurs à un concours ont le privilège d'assister au concert. Quarante tordus vêtus de noir répétant inlassablement les mimiques du duo Beavis & ButtHead. Le concert événement, sponsorisé par la chaîne Z Web TV, s'apprête à être retransmis en live sur Internet, en plus de cela, l'avion s'avère être truffé de caméras. Pendant ce temps, à terre, un hacker (Craig NIGHTBREED Scheffer) pirate le système pour accéder gratuitement aux caméras de l'avion depuis son petit PC. De là, il sera le témoin du plus fou des piratages aériens ! Des adorateurs du démon en provenance d'une obscure secte satanique assomment le chanteur charismatique amateur de meurtres simulés et le remplacent par un psychopathe qui prend un malin plaisir à jouer avec ses victimes. Slade Craven et notre gentil hacker rentreront alors en contacte et tenteront de mettre fin aux agissements des pirates de l'air. Avec un scénario pareil, je ne peux que m'incliner. Le réalisateur, auparavant aux commandes de OMEN IV et de plein de séries TV, rempli correctement son contrat en se pliant aux exigences du téléfilm à l'Américaine: un petit peu de violence, pas du tout de sexe et une morale qui, pour une fois, donne le bon rôle au tordu de service, à savoir le rocker injurieux Slade Craven. Encore un beau coup de pub pour Marilyn Manson qui n'a rien à voir avec le film, certes, mais qui a tout à y gagner - en tout cas au près des ligues conservatrices américaines. Craig Scheffer passe tout le film le cul posé sur sa chaise devant son ordinateur et tient un rôle complètement étranger à celui qu'il tenait dans TURBULENCES 2. Un film certes sans surprise, mais tellement divertissant... Kerozene |
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TURISTAS
- John Stockwell avec Josh Duhamel, Melissa George, Olivia Wilde,
2006, États Unis, 96m Faut le faire, dans la mouvance du film HOSTEL, avec pour sujet des touristes aux prises avec un docteur qui veut les vider de leurs organes, on réussit un film presque inoffensif ou l'on a pratiquement aucune empathie pour ses personnages. Dans un premier temps, comme de raison, ils sont bien naïfs et bien niaiseux ces touristes et on ne nous y prendrait pas, comme si même les globetrotters du groupe n'avaient jamais vraiment voyagés. Secundo, le scénario, un comble, ne propose pas de montée de la tension, brisant le rythme avec de longues séances de baignade dans des endroits paradisiaques. On arrive même à s'y perdre lors de plongées en apnée où on finit par ne plus avoir aucune idée où l'on est rendu, la confusion au lieu de la terreur. ALors bon, dans cette version "unrated", trois minutes de plus, le dépeçage d'une blondinette est bien fait, mais on est presque désintéressé, le toubib passant son temps à expliquer ses "motivations" comme un mauvais vilain des années 50. Les décors naturels, la musique et les actrices ont beau être magnifiques, un épilogue vide de sens finit de nous achever. Car finalement, la question à se poser dans ce genre de survival c'est combien et qui survivra. Ici on s'en fout presque. On est très loin des films italiens du genre qui nous foutaient la frousse avec des budget minimes. Mario Giguère |
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TWISTED BRAIN aka HORROR HIGH - Larry N. Stouffer, 1973, États Unis, 91m Vernon est un nerd, un timide à lunette qui préfère son cochon dingue aux filles. Alors il a passé son été à préparer une expérience pour son animal de compagnie, le transformant en vilain monstre qui bouffe du chat ! Le propriétaire du chat force Vernon à avaler la potion, ce qui rend notre jeune homme violent et hirsute tel un Dr Jekyll et Mister Hyde de magasin à rabais. Évidemment la blonde du meilleur footballeur, type jaloux, aime bien Vernon car il est tellement gentil. Vernon est soupçonné de meurtre par le détective noir bien cool. Les évidences s'accumulent pour donner un film d'une platitude incommensurable. Ca débute sur une chanson sirupeuse pendant que la caméra suit le nerd à bicycle qui s'en va à ses cours, pendant trois bonnes minutes. On est déjà impatient et ça ne fait que débuter ! Imbuvable à moins d'avoir bu une bonne tasse, et c'est pas garanti. Stouffer n'a réalisé que deux films, celui-ci étant le second et le dernier. Comme quoi il y a une justice en ce bas monde ! Mario Giguère |
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TWISTED NIGHTMARE aka Ancient Evil - Paul Hunt, 1987, États Unis, 1h31 Une bande de jeunes attardés, composée exclusivement de couples - tiens, c'est original ça ! - "gagne" un week-end de rêve dans un camp - le même qui a servi pour le tournage de FRIDAY THE 13TH 3D, mais c'est une autre histoire - où aucune dépense de la part de "l'organisateur du concours" n'est impliquée et où, par une coïncidence un peu grosse, le frère attardé de leur amie a, à l'époque, brûlé vif sous leurs yeux. Bien sûr, ils se comporteront une fois sur place comme des lapins, et finiront par disparaître un à un sous les coups d'un mystérieux assassin qui gronde, comme si c'était tout à fait imprévisible. Fin '80, les scénaristes de slashers se sont mis à inventer à peu près n'importe quoi pour faire tenir un récit sur un fil mince comme feu Mère Térésa, et Paul Hunt ne fait ici pas exception. Mystérieux personnage à la carrière jadis florissante, il a réalisé quelques westerns bien américains dans les années '70, et ce qui semble une curiosité en '79, THE CARRADINES TOGETHER. Entre ça et son MERLIN de '92, on retrouve ce slasher fauché ! Plutôt mal foutu, en effet, malgré de réguliers interludes de violence ou de nudité. Nudité qui est souvent décontextualisée, ne produisant aucun effet érotique tant la linéarité malhabile - et les prétextes risibles qui l'occasionnent - sort le spectateur de sa transe supposée. On y voit tout de même l'intégralité de la mignonne Rhonda Gray, scream queen éphémère étant aussi apparue en '89 dans MONSTER HIGH & DEADLY BREED. Devon Jenkin est aussi de la partie, blonde opulente faisant aussi partie du SLUMBER PARTY MASSACRE 3 tourné en '90 - et dont je parlerai prochainement. Souvent mal éclairé, TWISTED NIGHTMARE met en scène des personnages inconséquents, risibles de par l'amateurisme des acteurs qui les incarnent. Un petit asiatique trapu, "coupe Longueuil" et tas de muscles en prime, traîne son "armement" (un ahurissant paquet de pistolets, carabines, et même une... arbalète !) partout où il va. Dean, grand moustachu aux abdos bien définis, traite sa petite amie comme de la merde et casse des meubles. Un couple de blacks fait office de bouffons de service, et un amérindien menaçant surgit constamment, ordonnant aux jeunes de déguerpir, ce qui n'a bien entendu aucun effet sur la finale, banale. Pas le chef-d'oeuvre du genre, mais quand même drôle, ne serais-ce que pour tous les illogismes accumulés jusqu'à ce qu'on s'en fatigue. Orloff |
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TWO-MINUTE WARNING aka Un tueur dans la foule - Larry Peerce avec Charlton Heston, John Cassavetes, Beau Bridges, Jack Klugman, Martin Balsam, David Janssen, Gena Rowlands, Marilyn Hassett, Walter Pidgeon, Brock Peters, 1976, États Unis, 126m Un homme inconnu armé d'un fusil à longue portée et à lunette télescopique s'installe sur la principale tour en béton du stade de Los Angeles alors qu'un important match de football a lieu. Alors qu'il recherche une victime potentielle dans la foule ou parmi les joueurs, les services de sécurité du stade décèlent sa présence grâce à une caméra de télévision. On fait alors appel à la police pour intervenir et elle envoie une unité de commando spécial d'intervention. Plusieurs dispositifs de sécurité sont mis en place en même temps que le commando se prépare à attaquer le tireur inconnu. Mais la position de celui-ci est bien isolée et protégée et le prendre d'assaut s'avère donc risqué. Le commando arrivera-t-il à le neutraliser avant qu'il n'ouvre le feu sur la foule et provoque une gigantesque panique? Réalisateur indépendant d'excellents drames psychologiques, Larry Peerce a surpris tout le monde en mettant en scène un suspense apparenté à la catégorie des films à catastrophe. La surprise est encore plus grande lorsque l'on constate l'excellence du résultat, Peerce étant l'un des rares réalisateurs à avoir su employer avec finesse et intelligence les moyens techniques imposants mis à sa disposition alors que la majorité des cinéastes s'y serait cassé le nez. En fait, la mise en scène constitue un sacré tour de force, que ce soit tant par la souplesse dans la coordination des scènes de foule que par la dextérité à relier les nombreux fils de l'intrigue. Il en résulte un suspense d'action à la tension conservée à un rare niveau maximal sans qu'on puisse y trouver des chutes de rythme. Les développements sont crédibles et les scénaristes ont évité le piège du mélodrame artificiel courant dans la caractérisation des personnages dans le genre à cette époque. Signalons au passage l'ignorance de l'identité et des motivations du tireur pour le public, élément original peu courant. La distribution est soigneusement composé d'acteurs talentueux parmi lesquels John Cassavetes étonne dans le rôle du chef de l'unité de commando (On ne le voit pas dans la peau de ce personnage, ni dans ce genre de film! Une surprenante réussite). Une agréable surprise qu'il faut visionner sans attendre. Mathieu Lemée |
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Les TUEURS DE L'ECLIPSE aka BLOODY BIRTHDAY - Ed HUNT, 1980, États Unis Et non!!! il n'y a pas que les adultes qui massacrent tout ce qui bouge. Il y a aussi les petits z'enfants, en voici la preuve... Ce film raconte l'histoire d'enfants qui afin de célébrer dignement leur 10ème anniversaire vont assassiner sans pitié (d'ailleurs, c'est le but du film),un couple (avec une corde à sauter), le shérif (avec un skateboard), leur institutrice (pas si con que ça, enfin de compte ces mioches!!!), et une soeur moucharde et chiante de l'un d'entre eux (une flèche plantée dans l'oeil, la scène que je préfère). Pour le bouquet final, les gosses sans scrupule, aspergent de poison leur gâteau d'anniversaire... D'une immoralité réjouissante, ce petit film est fort sympathique (à mon avis). Dans la même lignée, on peut trouver, DE SI GENTILS PETITS...MONSTRES (CHILDREN OF ROVENBACK) de Max KALMANOWICS - USA - 1982. LES DEMONS DU MAÏS (CHILDREN OF THE CORN) de Fritz KIERCH - USA - 1983... Et autres... Badboy 6893 |
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TWILIGHT'S LAST GLEAMING aka Nuclear Countdown aka L'Ultimatum des Trois Mercenaires aka La Dernière Lueur du Crépuscule aka Piège pour un Président - Robert Aldrich avec Burt Lancaster, Richard Widmark, Charles Durning, Paul Windfield, Melvyn Douglas, Burt Young, Gerald S. O'Loughlin, Joseph Cotten, Rosoe Lee Browne, Vera Miles, Richard Jaeckel, 1977, États Unis, 146m (122m en Angleterre, 95m en France) Dans un futur proche, un général de l'armée américaine qui a été condamné à mort injustement pour meurtre, Lawrence Dell, s'évade de prison avec trois autres condamnés. Ils parviennent un peu plus tard, à s'emparer d'un silo de missiles nucléaires qui sert de base de lancement. Dell entre ensuite en contact par téléphone avec le président des États-Unis, David Stevens, et lui fait part de ses exigences: Une rançon de dix millions de dollars, la révélation publique d'un document ultra-secret portant sur les véritables raisons de l'intervention américaine au Vietnam, l'avion présidentielle pour que Dell et ses hommes puissent quitter le pays sans être inquiétés et finalement, que le président vienne lui-même se constituer comme otage. Si ces exigences ne sont pas respectées et si l'armée tente par tous les moyens de débusquer Dell et ses hommes, celui-ci menace lancer les neuf missiles nucléaires de la base sur l'URSS afin de déclencher une guerre. Littéralement coincé, le président songe à acquiescer à toutes les demandes de Dell, mais son entourage et ses conseillers militaires ne l'entendent pas de cette oreille et tentent plutôt de trouver un moyen de contrer Dell et ses hommes. Ce film connût un échec commercial aux États-Unis à cause de son propos anti-militariste et anarchiste audacieux, ce qui força les distributeurs à amputer la durée du film pour sa sortie à l'étranger. Aujourd'hui, plusieurs personnes recherchent la VHS de la version intégrale dans les vidéoclubs usagés, en attendant une quelconque sortie en DVD, car le film est devenu un véritable culte à cause justement de l'audace de son propos. Ayant déjà manifesté son anti-militarisme dans plusieurs films comme "ATTACK", "THE DIRTY DOZEN" et "TOO LATE THE HERO", le réalisateur Robert Aldrich va encore plus loin en dénonçant l'hypocrisie et les mensonges politiques associés aux intérêts militaires dans ce suspense au ton largement désabusé, tiré d'un roman de Walter Wager. Si le préambule laisse croire à un film d'action manichéen, on est loin du compte lorsque les motivations des personnages sont clarifiées. Le sujet trouve évidemment un écho à l'actualité de l'époque comme les révélations de Henry Kissinger et les articles de journaux sur l'implication de la CIA et du Pentagone sur le prolongement de la guerre au Vietnam afin de satisfaire leurs propres besoins mercantiles. En dehors de toutes les réflexions mises de l'avant par le film, la dimension suspense et action est également une réussite. Le général rebelle, incarné avec force par Burt Lancaster, communiquant avec le président par l'intermédiaire d'écrans télévisés, permet à Aldrich de se servir judicieusement de l'écran partagé. La scène où Dell-Lancaster s'apprête à envoyer les missiles nucléaires alors que le président, les militaires et les conseillers paniquent témoigne d'ailleurs de l'utilisation intelligente de cette méthode car ici, l'écran partagé augmente le climat de paranoïa chez le public. Quant à ceux qui prétendent que le film a été coupé parce qu'il était trop long et manquait d'action, ils devront revoir leur jugement car le film ne languit jamais dans sa version intégrale. Je vous invite donc à découvrir ce long-métrage surprenant si vous avez la chance de trouver une copie (à moins que je vous prête ma VHS!). Soulignons également la qualité de la trame sonore de Jerry Goldsmith (qu'est-ce qu'il était en forme dans les années 70 celui-là!!!) et le talent de la distribution dans la composition de personnages bien dessinés. Une "curiosité" qui en vaut vraiment la peine, je peux vous l'assurer! Bien entendu, vous avez deviné que le titre original du film renvoie ironiquement aux paroles de l'hymne national américain! Mathieu Lemée |
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TYRANNOSAURUS AZTECA aka Aztec Rex - Brian Trenchard-Smith avec plein d'acteurs nazes et de scènes foireuses, États-Unis, 2007, 86m
An
1521, une armée de 7 conquistadors commandée par
Hernan Cortes pose le pied sur la côte Est du Mexique, en plein
territoire hostile Aztèque. Alors qu'ils atteignent une
vallée laidement numérisée, à la
végétation luxuriante, le groupe découvre une
gigantesque pyramide bétonnée, d'au moins 3 m 50 de
hauteur, joliment paint de motifs bleus et entourée
d'ossements. Si pour nos espagnols conquérants il est clair
que des sauvages se livrent ici à des sacrifices humains
rituels, nos explorateurs pilleurs d'or vont rapidement comprendre
que les victimes servent d'offrandes pour calmer les ardeurs d'un
T-Rex laidement numérisé habitant la vallée
salement numérisée - jusque là c'est logique ! S'il est bien question dans un premier temps de l'affrontement entre deux peuples l'approche demeure bisseuse et le récit bifurque rapidement dans la loufoquerie la plus totale, ne se souciant alors plus d'une quelconque authenticité. Donc pas question pour l'équipe du film d'offrir une leçon d'histoire ou un autre Apocalyptico. Si Brian Trenchard-Smith démarre son film sur une base historique (les 2 première minutes en fait...), ses bonnes intentions volent en éclat lorsque l'on découvre que les aztèques sont tout à fait à l'aise pour s'exprimer avec les conquistadors, qu'ils savent qu'ils viennent les piller de leur or et violenter leur femme, et qu'ils s'avèrent vachement plus fort et plus armés qu'eux avec leur sarbacane et leur fléchette empoisonnée ! Les scènes hautement ridicules sont légions, ce qui assurera aux spectateurs les plus indulgents de ce nanar, un bon exercice pour leurs zygomatiques. Pour les autres, faudra supporter une production SCI-FI bas de gamme de plus, aux effets numériques laids et pourraves à pleurer. Il est vrai que, Brian Trenchard-Smith, nous avait quand habitué à mieux... Marc Evil |
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